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Certains se demandent pourquoi QUELQUES personnes s'acharnent à véhiculer des information mensongères sur la Scientologie et aimeraient surtout connaître les raisons de leurs attaques contre l'église. Voici des réponses sur la Scientologie, les scientologues, Ron Hubbard et les églises de Scientologie ainsi que des faits et documents sur les personnes à la source de l'antagonisme.
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Qu'entendons-nous par religion ? Par Régis Dericquebourg - Professeur en sociologie des religions - Université de Lille III - Lille, France
La question posée est : la Scientologie est-elle une religion ? Et si oui, quel type de religion ?
Nous tenterons d’apporter des éléments de réponse. Nous décrirons aussi quelques aspects de la Scientologie telle qu’elle nous apparaît aujourd’hui.
Le texte que nous avons rédigé est le fruit d’une étude de l’Eglise de Scientologie qui se poursuit. Elle a aboutit à quelques articles et à quelques contributions dans des colloques.
Notre présentation n’est ni polémique, ni apologétique.
• La Scientologie est-elle une religion ?
• Qu’entendons-nous par religion ?
Avec Bryan Wilson nous pouvons considérer qu’une religion comporte :
• Une cosmologie où l’univers prend un sens par rapport à une des forces surnaturelles. La conception de l’homme dépasse les limites de l’existence terrestre. Il a un « avant » et « un après ». La finitude de l’homme n’est pas acceptée.
• Une morale qui découle de cette cosmologie. Elle fournit des prescriptions et des lignes de conduite en accord avec les sens de l’univers qui est proposé.
• Des outils qui mettent en relation les hommes et le principe surnaturel : la prière, des cérémonies religieuses, des techniques de méditation.
• Une communauté de fidèles, aussi minime soit-elle qui permet de maintenir et de reproduire les croyances, de gérer les biens de salut.
La combinaison de ces divers éléments permet de distinguer les religions 1) des philosophies déistes qui livrent une cosmologie et fournissent un sens à l’existence mais qui n’ont pas pour but de relier les hommes aux forces surnaturelles, 2) de la magie individuelle qui vise à obtenir des résultats empiriques par l’utilisation de techniques empiriques, 3) des organisations déistes comme la Franc-maçonnerie qui reconnaissent l’existence d’un Grand Architecte de l’univers mais dont les cérémonies ne sont pas orientées vers la mise en relation de l’homme avec celui-ci.
La Scientologie comporte une cosmologie, une anthropologie, une éthique, des cérémonies religieuses, une méthode d’audition, une technique de purification du corps, des méthodes d’entraînement, une théorie de la communication.
La cosmologie : le surnaturel scientologique
Le fondateur, Ron Hubbard (1911 – 1986) renoue avec la thèse des Esprits primordiaux. Il affirme qu’avant la naissance de l’univers, il existait des esprits appelés thétans. C’était des êtres immatériels, sans masse, sans limites temporelles, n’occupant aucun espace, omniscients, omnipotents, indestructibles, immortels et capables de créer toute chose. Ces êtres immatériels avec l’être Suprême créèrent l’univers. Oisifs, ils souffraient de leur propre immortalité. Pour se distraire, ces entités impalpables décidèrent de créer l’univers. En faisant cela, ils se prirent à leur propre piège et ils s’engluèrent dans leur création – et plus particulièrement dans l’homme – c’est-à-dire dans le temps, dans l’espace, dans l’énergie, dans la matière, allant même jusqu’à oublier qu’ils en étaient les créateurs. De ce fait, ils perdirent leur puissance et leur omniscience et devinrent des hommes vulnérables. Depuis ce temps, ils retournent vie après vie, habiter des corps différents. Aujourd’hui, les thétans ont oublié leur véritable identité spirituelle et ils croient être des corps humains. L’homme a donc une origine spirituelle : il est à la fois un corps, un psychisme et un thétan.
On trouve là une version gnostique de la chute de l’homme parfait dans l’imperfection ainsi qu’une transposition du drame grec où les Dieux se mêlent des affaires des hommes et se font piéger.
Une libération doit mettre fin à la succession des vies. La Scientologie veut rapprocher l’homme de l’état de thétan originel.
Les dynamiques et l’éthique
La Scientologie traite de la force motrice de l’Univers et du sens de l’existence.
L’univers est mis en action par une pulsion dynamique qui est une force au service de la survie, laquelle est le principe même de l’existence. Elle varie selon les individus et les races. Elle dépend de la physiologie, de l’environnement et de l’expérience. Elle influence la ténacité de l’individu envers la vie et l’activité de l’intelligence considérée comme l’aptitude d’un individu, d’un groupe ou d’une race à résoudre les problèmes relatifs à la survie.
La moralité d’un individu se juge en fonction des actions qu’il accomplit en vue de la survie.
Dans cette perspective, le bien est ce qui est constructif, le mal est ce qui va à l’encontre de la survie. On peut noter que la morale scientologique n’est pas un ensemble de recommandations (morale close chez Bergson). Elle est le fruit d’une compréhension et d’une intériorisation du sens de la vie qui agit comme une boussole personnelle. Il s’agirait d’une morale ouverte.
Dans la Scientologie comme dans les groupes spiritualistes il n’y a pas de pêché. Il y a des erreurs qui sont des actions destructrices contre l’homme, contre la famille, contre la société, contre Dieu. Le repérage des fautes et la réparation de celles-ci font partie du travail d’éthique.
La pulsion dynamique devient plus complexe à mesure que l’organisme devient plus complexe. Chez l’homme « normal » (non aberré), elle se divise en huit domaines qui correspondent à des objectifs.
1. La dynamique du soi consiste en une pulsion dynamique à survivre en tant qu’individu, à obtenir du plaisir et à éviter la douleur. Elle se rapporte à l’alimentation, aux vêtements, au logement, à l’ambition personnelle et aux objectifs généraux de l’individu.
2. La dynamique du sexe dirige la procréation.
3. La dynamique du groupe gouverne le domaine de la vie sociale. Elle favorise les conduites destinées à maintenir la survie du groupe auquel l’individu appartient.
4. La dynamique de l’humanité englobe la survie de l’espèce.
5. La dynamique de la vie pousse la personne à travailler pour la vie en elle-même. (Toutes les choses vivantes, plantes, animaux).
6. La dynamique de l’univers physique est la pulsion de l’individu à accroître la survie de tout ce qui est matière, énergie, temps et espace.
7. La dynamique de la pensée concerne la pulsion de l’individu à survivre en tant que pensée et en tant qu’être spirituel.
8. La dynamique de la pensée universelle est la pulsion à survivre pour le créateur ou l’être suprême.
Seules les quatre premières dynamiques se rapportent à la Dianétique. Les autres, ajoutées en 1950, de caractère métaphysique sont traitées dans la Scientologie.
Le fidèle est invité à se mettre en accord avec toutes les dynamiques. Des questionnaires d’auto exploration lui permettent de faire le point sur sa condition dans chacune d’elle. Avec l’aide d’un ministre d’éthique, il recherche les moyens de remédier à des conditions défaillantes.
L’enseignement de Ron Hubbard comporte une conception de l’individu dans laquelle le corps et le psychisme sont intimement liés.
À partir de ses recherches concernant le mental et la nature humaine, LRH écrivit en 1950 « La Dianétique, la puissance de la pensée sur le corps » qui devint immédiatement un bestseller et entraîna la création des organisations de Dianétique. À cette époque la Dianétique s’adressait uniquement au mental comme moyen de soulager l’individu de traumatismes mentaux. Néanmoins, au début des années 1950 Mr Hubbard continua ses recherches et entra dans le royaume de l’esprit en découvrant que l’homme est un esprit immortel qui a vécu d’innombrables vies et transcende la dimension physique. La première église de Scientologie fut fondée en 1954.
En Scientologie, le psychisme est comparable à un ordinateur composé de trois instances principales : le mental analytique, le mental réactif et le mental somatique.
La première figurerait l’intelligence, faculté infaillible qui serait le centre conscient de la personne (le « je » ou personnalité de base). Cet analyseur qui serait analogue à un processeur et travaillerait à partir des perceptions (stimulations du monde extérieur), avec l’imagination et les souvenirs contenus dans la banque mnémonique standard. Cette mémoire reçoit de la naissance à la mort, pendant la veille comme pendant le sommeil, les renseignements transmis par les organes des sens qu’elle archive intégralement, Chronologiquement, dans divers fichiers (banque auditive, visuelle, tactile …) qu’elle tient à la disposition du mental analytique. Celui-ci réfléchit en permanence. Il se fait transmettre sans cesse les duplicata des documents archivés, il les évalue, les compare pour fournir des réponses justes aux problèmes que l’individu rencontre. Pour accomplir les tâches habituelles comme marcher, dactylographier… sans s’encombrer d’informations inutiles, il confectionne des circuits prêts à agir et qui froment le régulateur de fonctions acquises. En principe, le mental analytique est une sorte de « processeur » rationnel, infaillible qui ne provoque aucun désordre psychique ou psychosomatique.
Le comportement aberrant est provoqué par le mental réactif qui est un réservoir d’engrammes. Ces derniers ne sont pas exactement des souvenirs ; ce sont des enregistrements complets dans leur moindre détails de toutes les perceptions reçues par le sujet pendant un moment d’inconscience total ou partielle (évanouissement ou anesthésie, par exemple).
La Scientologie est surtout connue par sa méthode d’audition. Pour les scientologues, elle est une voie spirituelle méthodique.
De quoi s’agit-il ?
L’audition a pour but de retrouver tous les événements de la vie présente ainsi que toutes les vies antérieures – sur la piste du temps. Parmi les faits retrouvés, les plus intéressants sont les épisodes traumatisants auxquels est aliénée une quantité d’énergie qui réduit les capacités car elle entrave l’action et la pensée rationnelle. Le travail de remémoration de ces événements et leur parcours (2) libère, par l’abréaction, l’énergie liée aux incidents qui se trouve ainsi disponible. Il s’ensuit un sentiment de bien-être. D’autre part, les incidents du passé sont considérés comme la source de maladies physiques ou psychiques. Leur reconnaissance et le travail que l’audité opère sur eux est sensé les effacer. Par exemple, une personne qui éprouve de l’angoisse retrouvera peut-être pendant l’audition qu’elle a été étranglée dans une vie antérieure. En parcourant l’incident traumatique, elle se libérera de l’angoisse qui a accompagné l’événement passé.
On ne peut s’empêcher d’évoquer à ce propos la construction d’un mythe personnel dans la cure chamanique dont parle Levi-Strauss dans l’Anthropologie structurale (4).
Dans la terminologie hubbardienne, l’audition de Scientologie utilise les capacités du mental analytique pour vider le mental réactif de ses engrammes nocifs qui entravent les aptitudes pour retrouver la puissance du thétan incarné.
L’audition produit deux choses :
1) par l’exploration du passé, elle montre rapidement à l’adepte qu’il est un esprit tout-puissant incarné limité par sa condition d’homme,
2) l’effacement d’engrammes conduit à l’état de « Clair » (5).
L’élimination des engrammes aide à régénérer l’être. Elle se traduit par l’accroissement de la force vitale, avec une plus grande capacité à survivre, un sentiment de puissance et de meilleures aptitudes qui se mesurent sur l’échelle des tons.
Pour les scientologues, l’audition est une forme de conseil pastoral. Brian Wilson partage ce point de vue (dans « Scientologie », écrit en 1994) en considérant que la Scientologie manifeste la systématisation de la relation avec l’esprit, une orientation que l’on retrouve dans le méthodisme.
Pour nous c’est une forme de rationalisation de la vie religieuse.
Les scientologues insistent sur le fait que l’audition est d’abord et avant tout une aventure spirituelle qui permet d’accéder à la partie spirituelle et immortelle de l’homme, comme dans les religions orientales.
C’est à travers l’audition que le thétan devient certain de son immortalité et qu’il est capable de grandir spirituellement. À travers l’audition l’homme acquiert une plus grande compréhension de sa spiritualité et de sa relation avec l’Etre Suprême. L’audition permet également à l’homme de devenir plus compréhensif et capable tout au long des huit dynamiques.
Certains détracteurs de la religion ont comparé la Scientologie à une forme de psychothérapie. Cependant les méthodes et les rituels ne sont pas les mêmes, et ils ont des buts totalement différents : la psychothérapie s’occupe du mental ; le but de la Scientologie est le salut de l’esprit. 1) La personne auditée comprendra la dualité de l’homme et, en découvrant les vies passées, elle comprendra la permanence d’un principe unique présent tout au long de ses vies ;
2) La Scientologie traite aussi du thétan. En soulageant le thétan des masses mentales et corporelles, il retrouvera sa puissance initiale ; L’individu que représente le thétan deviendra une espèce de « libéré-vivant » (jivan mukti).
(2) - Parcourir consiste à se remémorer, à le raconter autant de fois qu’il le faut pour qu’il ne produise plus d’émotion. L’auditeur peut le repérer par le va et vient de l’aiguille sur l’électromètre jusqu’à ce qu’il ne provoque plus de réactions émotives.
(3) - Régis Dericquebourg : Religions de guérison, Paris, Cerf, 1988.
(4) – Levi-Strauss : Anthropologie structurale, Paris, Plon, 1958.
(5) – un « Clair » est une personne qui a effacé tous ses engrammes.
L’Eglise de Scientologie a une organisation complexe, typique à la civilisation moderne, établie avec un grand nombre d’entités. Chaque religion emprunte le mode de fonctionnement du siècle où elle est apparue. Récemment, les Témoins de Jéhovah ont emprunté les méthodes d’organisation de l’ère industrielle, tandis que la Scientologie a adopté le style de l’ère post-industrielle.
Le but de l’organisation est de gérer et de reproduire les biens du salut. Elle est vouée à une expansion internationale.
Le conseil pastoral
La Scientologie possède un corps de ministres ordonnés qui célèbrent les cérémonies et délivrent de l’audition.
Qui sont les scientologues ?
Dans les études qu’ils ont consacrées à l’Eglise de la Scientologie, Roy Wallis et Roland Chagnon ont tenté d’esquisser un profil des adeptes. Sur bon nombre de points leurs résultats concordent.
En France, nous avons tenté de recueillir des informations du même type auprès de deux cent quatre vingt-cinq adeptes choisis au hasard dans le fichier de l’Eglise. Le profil qui ressort montre que les deux tiers sont des hommes, que les personnes sont majoritairement entre vingt-six et quarante et un ans. La plupart sont mariés ou vivent maritalement, ils ont un ou deux enfants. On remarque presque un tiers de célibataires.
En général, les fidèles sont nés et ont vécu dans une zone urbaine jusqu’à l’âge de dix-huit ans. Ils sont bien insérés dans la société ; leur niveau professionnel est élevé (professions intermédiaires, cadres supérieurs, chefs d’entreprise, artisans, commerçants). Quarante-deux pour cent ont fréquenté le cycle supérieur. Ils se sont spécialisés dans le domaine technique, l’art, le commerce ou les lettres.
Les scientologues français sont principalement issus de l’Eglise catholique mais ils s’en étaient éloignés et seize pour cent disent avoir été athées. Chez ceux qui acceptent de se prononcer sur leur attitude actuelle vis-à-vis de la religion d’origine, un peu plus de la moitié affirme qu’ils y appartiennent encore et parmi ceux-ci plusieurs ont tenu à dire qu’ils la comprennent mieux et qu’ils la vivent plus spirituellement. On ne manquera pas de noter que la pratique scientologique ne conduit pas nécessairement à un rejet de la religion d’origine. Du point de vue de la pratique, la Scientologie est une religion complète et les scientologues conservent en général un lien avec leur religion d’origine uniquement pour des raisons sociales et familiales.
Comment les scientologues valident-ils leurs croyances ?
Les écrits scientologiques fournissent des arguments pour valider (légitimer) la philosophie religieuse appliquée de Ron Hubbard. Une lecture attentive de l’argumentation montre qu’elle se situe du côté d’une adéquation entre la Scientologie et les idéaux et les pratiques de la société occidentale contemporaine.
La philosophie religieuse appliquée – qui n’est pas conçue comme une morale révélée mais comme le fruit du bon usage de la raison – reprend les valeurs et les idéaux de la société libérale : la réussite individuelle, la moralisation de la concurrence entre les hommes afin d’éviter la sauvagerie, la montée en puissance de l’économie, de la science et de la technique assurant le mieux-être, la foi en un progrès continu de la civilisation, foi en l’homme et en ses capacités, harmonie possible entre les buts individuels et les visées de la civilisation. La foi dans ces idéaux est justifiée par le caractère de l’homme : il est bon, par conséquent il aspire au bien c’est-à-dire à la survie maximale. S’il échoue à devenir plus puissant et à pratiquer une morale au service du progrès de la civilisation, c’est parce qu’il souffre d’aberrations auxquelles il peut remédier grâce à certaines techniques.
En somme, l’homme peut retrouver l’omniscience et l’omnipotence des esprits primordiaux et produire une humanité semblable au monde originel. Il y a là une forme d’utopie rétrogressive qui spiritualise le progrès en en faisant une avancée vers une société de parfaits ayant existé dans le passé. La philosophie religieuse appliquée fait appel à la responsabilité des hommes en leur proposant le choix entre une société sauvage s’ils ne changent pas et une société puissante, sans guerres ni violence, s’ils consentent à remédier à leurs aberrations. On le voit : Ron Hubbard propose une éthique de la responsabilité, une voie du bonheur, de l’efficacité, de la richesse et du développement personnel qui n’est pas éloignée de la philosophie des Lumières qui donne dans les sociétés avancées.
La philosophie religieuse appliquée est donc adéquate à la réalité empirique des sociétés capitalistes occidentales au plan du contenu. Elle l’est aussi dans son mode d’acquisition et dans sa forme. La formation religieuse scientologique est conforme aux modes d’apprentissage en vigueur dans les systèmes éducatifs : cours, sessions, exercices pratiques. L’édifice doctrinal de la Scientologie ressemble au savoir enseigné : les fidèles le jugent rationnel (il se présente comme une démonstration avec des concepts, des postulats, des axiomes) et scientifique (il existe un ensemble d’épais volumes qui permettent de suivre les chemins des découvertes – essais, erreurs, problèmes, résultats – de Ron Hubbard). Il passe par l’acquisition de techniques applicables immédiatement par chacun selon un protocole précis et sans surprise. Ce type de formation s’apparente dans la forme à l’instruction que les scientologues reçoivent dans le système scolaire et universitaire.
Les scientologues sont principalement des cadres supérieurs, des chefs d’entreprise, des membres des professions libérales, des professionnels du spectacle et du sport. Ils possèdent un niveau d’instruction secondaire ou supérieur. Les caractéristiques de la Scientologie que nous avons décrites précédemment permettent aux fidèles de se sentir en terrain familier grâce à l’éducation qu’ils ont reçu. On peut ajouter comme autre élément d’adéquation que la Scientologie s’adresse aux peurs des contemporains engendrées par la violence, les guerres, le péril nucléaire, la pollution, etc.
D’autre part, l’élan vital nécessaire à la réalisation des buts de la Scientologie est identifié à Dieu, ce qui de ce fait les légitime spirituellement. Pendant l’office dominical, le chapelain affirme que « l’ascension vers la Survie est par là-même une ascension vers Dieu »(6). On trouve là une conception énergétique du divin typique des mouvements métaphysiques (7).
En second lieu, la validation de la Scientologie repose sur la validation de ses techniques. Celles-ci passent par deux voies : l’expérimentation personnelle et l’expertise. L’homme qui applique la technologie de l’éthique et qui pratique la Scientologie doit améliorer son existence.
L’absence de résultats positifs n’invalide pas les techniques. Elles renvoient le fidèle à ses résistances, à ses difficultés relationnelles dans la société à manier les relations dans l’organisation ou à une mauvaise utilisation de la technique. Dans les deux cas, il est invité à persévérer car il y a toujours un moyen technique pour remédier à un problème. La Scientologie devrait réussir si elle est appliquée correctement. La technique standard est exposée dans une collection de volumes au format encyclopédique. L’application des techniques est standardisée, il suffit de suivre pas à pas les instructions pour obtenir un résultat. Elle ne nécessite aucun don mais requiert une formation. La validation passe par l’expérimentation des techniques.
La réussite est sensée prouver la validité de la technique et par conséquent la philosophie religieuse appliquée puis la conception spirituelle qui sont en amont.
Nous avons voulu savoir si la légitimation de la Scientologie telle qu’elle apparaît dans son discours officiel ressortait du discours des adeptes. Pour cela nous avons réalisé une quinzaine d’entretiens avec des scientologues. Nous leur avons demandé pourquoi, selon eux, la Scientologie est vraie. Les fidèles interrogés ont entre cinq et vingt ans de pratique scientologique. Tous ont un niveau d’instruction élevé. Les arguments fournis peuvent se ranger en plusieurs catégories.
(6) Ron Hubbard : tout sur les radiations, Copenhague, New Era, 1984, 1ère ed. 1950.
(7) Cf. Rituel des cérémonies religieuses, polytypé.
Les scientologues interrogés estiment que leur croyance est valide parce qu’elle a apporté des résultats tangibles dans leur existence, parfois en la modifiant complètement. Ils prétendent que leur santé s’est améliorée, que leur vie familiale est plus harmonieuse. Ils ont continué à pratiquer parce que dès le départ, ils ont obtenus des acquis. Pour le fidèle, la Scientologie est une religion utile.
La croyance probabiliste
La vérification expérimentale conduit à laisser un espace « non-validé ». Beaucoup de scientologues admettent qu’ils n’ont vérifié eux-mêmes qu’une partie de la doctrine hubbardienne et qu’il existe donc des zones de croyance hypothétiques.
La croyance en Dieu est plus discutée. Elle peut être aussi vérifiée. Chez certains, l’existence d’un Etre Suprême ne fait pas de doute. Ils parlent d’une conviction intime, d’une évidence de Dieu, qui leur a fait faire la différence avec le « Dieu des catholiques » de leur enfance. Chez d’autres, le contact avec des « vies antérieures » pendant l’audition les a conduit à l’idée qu’il y a un être infini en eux-mêmes. (Par ex : « Au début, je n’étais pas consciente de ça, mais au fur et à mesure de mes audition, je me suis dit : il y a vraiment une huitième dynamique qui est l’infini et qui existe. Au départ, je l’ignorais mais maintenant, je sais que ça existe »). Mais, pour la plupart, Dieu – dans leur vocabulaire : la huitième dynamique est à vérifier par l’expérience comme le reste. Toutefois, ils font à propos de Dieu, une hypothèse probabiliste : d’une part, s’ils ont vérifié une partie de l’enseignement de Ron Hubbard, il n’y a pas de raison que le reste ne soit pas vrai. (Par exemple : « Je sais qu’il y a un créateur de toutes choses et de l’univers…), je crois qu’il y a un Etre Suprême, c’est une question de temps. Est-ce qu’il existe toujours ? Au niveau que j’ai atteint je ne peux pas le vérifier. Il y a une partie de foi et une partie de vérification parce que quand on a vérifié 70% d’un sujet, on pense bien que le reste est vrai. » (Scientologue depuis 20 ans, homme 47 ans). D’autres encore pensent que si des scientologues plus avancés ont trouvé Dieu, il existe sans doute. Toutefois, ils admettent qu’ils sont dans une quête qui n’aboutira peut-être pas à cette découverte. Pour beaucoup de scientologues, « la huitième dynamique » reste donc un monde à explorer pour y croire vraiment. Pour l’instant, ils se situent dans une attente. Dieu est probable. On peut qualifier cette foi de probabiliste.
La vérité relative
Si l’expérimentation domine, la vérité est toujours relative à une étape de la progression dans la voie scientologique. Les deux vérités qu’évoque l’un des interrogés illustre cette relativité : celle qui est en dehors du temps et des mots et la vérité « là et maintenant ».
La pertinence
Les scientologues affirment que leur croyance est pertinente pour rendre compte de la réalité. L’un d’eux parle d’accord avec la réalité, tout en admettant qu’il a créé celle-ci et qu’elle lui est devenue naturelle. Par exemple, pour l’un d’eux, l’éthique scientologique est adéquate pour comprendre les malentendus avec les autres et y remédier. Une fidèle a affirmé qu’elle a trouvé une voie de réforme sociale satisfaisante. Avant de pratiquer la Scientologie elle était militante socialiste. Elle pense avoir trouvé dans la technologie scientologique les outils qui lui permettent de « réformer complètement la société ».
La signification de l’existence
Les fidèles affirment avoir trouvé un sens à leur vie.
L’un deux se décrit comme un marin dérivant sur l’océan, sous un ciel nuageux sans boussole et sans repères, quand il a trouvé une carte et tous les instruments de navigation dont il avait besoin. Les scientologues pensent avoir trouvé la signification de l’existence et la direction à prendre. L’un d’eux, qui a abandonné des études de médecine, avoue qu’il ne discernait pas le sens de ses efforts car la vie confortable et bourgeoise qu’il se préparait lui semblait en décalage par rapport à un sens de l’existence qu’il pressentait et qu’il estime avoir trouvé en Scientologie.
La référence à la science
Dans nos entretiens, nous n’avons pas trouvé de références aux sciences pour accréditer la doctrine et la technologie scientologique.
Ceci contraste avec : 1) les expertises demandées par les responsables et citées plus haut, 2) l’affirmation de Ron Hubbard : « Je dois faire face au fait que nous sommes arrivés au point de rencontre entre la science et la religion, et nous devons désormais cesser de faire semblant de n’avoir que des visées matérielles. Nous ne pouvons traiter du domaine de l’âme humaine tout en fermant les yeux à ce fait » (8).
Nous pouvons faire l’hypothèse 1) que la compatibilité avec les sciences d’une doctrine qui se proclame : science et religion est un fait acquis sur lequel les scientologues ne jugent pas utile de revenir pour valider leurs croyances, 2) que la validation passe plus par l’expérience personnelle que par l’adhésion à un principe officiel, 3) que la technique qui en découle tient lieu de science.
On doit ajouter que la Scientologie a changé depuis ses premières années. Elle s’affirme de plus en plus comme religieuse. Ses combats actuels visent la reconnaissance comme religion spécifique. La légitimité qu’elle recherche se situe moins sur le plan scientifique qu’autrefois.
L’importance de la technique
Il s’agit moins de croire que de pratiquer. L’expression « faire de la Scientologie » a été prononcée plusieurs fois. Dans une précédente série d’entretiens à propos de la définition de la Scientologie, les fidèles avaient mis l’accent sur le dispositif technique de la Scientologie. Dans les entretiens présents, la validation passe par une confiance en la technique. La Scientologie apparaît comme une religion instrumentale.
La référence à une tradition religieuse
Les personnes interrogées parlent des traditions religieuses pour souligner leurs manques (Catholicisme, Bouddhisme). Aucun n’a signalé un lien entre le Bouddhisme et la Scientologie pourtant affirmée par Ron Hubbard. Il a insisté sur leur proximité mais il a reproché au premier une absence d’efficacité dans le monde. Cette omission rejoint celle de la science. Les fidèles ne cherchent pas à valider leur croyance par des références externes. Ce qu’ils ont vérifié est sans doute suffisant. Ils n’ont pas besoin d’épauler leur croyance à d’autres par des considérations théologiques, ni de se situer dans une lignée croyante même si, comme on l’a dit plus haut, Ron Hubbard entrevoyait des concordances entre la Scientologie, le Bouddhisme et différentes sagesses anciennes.
La validation de la Scientologie par ses fidèles est légèrement en décalage par rapport aux Ecrits officiels. La « science de la certitude » est une « science des certitudes », celles qui ne le deviennent qu’après la vérification par l’expérience. Il s’ensuit que la foi est probabiliste et relative à un degré d’avancement. En revanche, les affirmations doctrinales sur la technologie sont acceptées. Nous n’avons pas affaire comme dans le cas de la conversion religieuse dans les religions de salut à des preuves discernables de la vérité qui débouche sur des comportements. Par exemple dans celles-ci on prie parce qu’on a adopté le système de croyances qui accorde une puissance à ce rite. Le scientologue, quant à lui, ajoute une certitude à une autre pour parvenir à l’évidence de la vérité in fine. Un scientologue m’a dit un jour qu’il préférait parler de « conversion progressive ».
Il apparaît aussi que la conviction des scientologues interrogés est une fides efficace car ils prétendent avoir trouvé dans la Scientologie les moyens de comprendre la société, de se transformer et de transformer le monde.
La Scientologie présente les caractéristiques d’une religion. Elle possède une théodicée, un ensemble d’exercices qui permettent d’atteindre la partie spirituelle de chaque être humain, une structure d’église très « bureaucratisée », des rites religieux. Plusieurs auteurs avant nous, même les plus critiques, n’ont pas douté de son caractère religieux : Michel de Certeau, Roy Wallis, Bryan Wilson, Harriet Whitehead, Lonnie D. Kliever, Frank. K. Flinn.
Nous trouvons les caractéristiques suivantes :
1) Elle comporte des techniques qui visent à tracer un chemin vers la liberté vu comme « une âme saine dans un corps sain ».
Ron Hubbard et ses disciples poussent très loin la rationalité instrumentale au service d’une vie religieuse, d’une transformation de soi et d’une transformation du monde. Le plus souvent on a apparenté la Scientologie au Bouddhisme. Certains l’ont qualifiée de « Bouddhisme technologique ». D’autres ont vu une ressemblance avec le Méthodisme à cause du caractère systématique de l’audition (appelée : conseil pastoral).
2) Elle permet au fidèle de donner un sens aux évènements cosmiques, historiques et personnels, elle offre au croyant la conviction qu’il détient la solution du salut personnel et du salut de l’humanité, elle promet à l’individu d’être cause sur la vie et non pas effet de causes externes.
3) Ron Hubbard n’est pas un prophète qui a proclamé une voie de salut en fonction d’une révélation. Il apparaît comme un chercheur spirituel qui a mis progressivement au point une méthode de salut qui représente un « accomplissement ».
4) Elle repose sur une expérience individuelle de type mystique qui permet à chacun d’atteindre sa propre nature spirituelle. Elle implique une « virtuosité religieuse », un engagement personnel important et ne peut donc être une religion de masse.
5) La Scientologie a un caractère de religion « matérielle » qui évoque la Sokka Gakkaï où le succès dans les affaires honnêtement obtenu est considéré comme une évolution spirituelle favorable. Nous pouvons faire un parallèle entre l’éthique scientologique et l’éthique protestante. Dans le premier cas, la réussite dans le monde est le signe d’un état de grâce, dans le second cas, elle est la manifestation d’un travail sur soi-même que fait la personne, d’une ascèse personnelle où domine les techniques psychologiques de la libération comme dans le Bouddhisme et l’application d’un système concret de morale.
6) Elle n’est pas non plus une secte dans la mesure où elle n’est pas exclusive, le fidèle pouvant continuer à fréquenter une autre religion, bien que la majorité ne pratique que la Scientologie.
7) Le caractère religieux de l’Eglise de Scientologie a été affirmé depuis le début des années 1950 comme en témoigne la plaquette que l’Eglise Internationale de Scientologie a publié à l’occasion de son quarantième anniversaire. L’Eglise Internationale de Scientologie de Los Angeles y est décrite comme l’Eglise-Mère (comme celle de Boston chez les Scientistes Chrétiens), on y parle de fidélité et de fraternité religieuse, de l’association pastorale, d’œuvres caritatives affiliées à l’Eglise, de paroissiens.
De plus, au cours des derniers entretiens que nous avons enregistrés avec des scientologues, la dimension religieuse est de plus en plus revendiquée. En proclamant de plus en plus son caractère religieux, la Scientologie attire des personnes en quête de religion alors que dans ses débuts, elle conduisait vers elle plus de personnes cherchant à résoudre des problèmes personnels. À mesure que la Scientologie s’est développée, la Dianétique s’est intégrée dans le cheminement scientologique.
8) La Scientologie comporte des éléments utopiques : Ron Hubbard a conçu un projet utopique de « clarifier la planète », qui envisage une société sans démence, sans criminalité, sans guerre, où les individus capables pourront prospérer, les êtres honnêtes avoir des droits et où l’homme pourra s’élever à des niveaux supérieurs. L’éthique spontanément appliquée (morale ouverte Bergsonienne) éliminerait toutes les erreurs de l’existence et, la perfection des thétans étant retrouvée, l’efficacité serait accrue. Le monde devrait s’améliorer à mesure que les effectifs des scientologues s’accroîtraient.
9) La Scientologie est née dans un contexte moderne. Elle y puise certains éléments (technicité, approche méthodique affirmée, importance de la communication, du bien-être, compréhension de l’organisation, expérience personnelle) qu’elle a mêlée à des traditions spiritualistes anciennes.
Ron Hubbard et ses disciples poussent très loin la rationalité instrumentale au service d’une voie mystique, d’une transformation de soi et d’une transformation du monde. C’est sans doute pour cette raison qu’elle apparaît comme particulière au sein des religions.
Régis Dericquebourg
L’Église de Scientologie est au centre de l’actualité en ce moment. Pour contribuer à un débat mieux informé, vous trouverez ci-après les chiffres officiels de l’Église de Scientologie mis à jour au mois de mars 2009.
L’Église de Scientologie compte en France 6 églises et 6 missions et compte 45 000 membres.
L’Église ouvre régulièrement de nouvelles églises et missions.
Parmi les plus récentes, on trouve : Tampa, Johannesburg, San Francisco, Buffalo, Madrid, New York, Los Gatos, San Jose, Londres et Berlin.
Le nombre des églises, missions et groupes a augmenté de 1500 % dans les 20 dernières années. Il y a actuellement plus de 7900 églises, missions et groupes dans 164 pays.
L’Église de Scientologie a lancé un important programme d’acquisition de nouveaux locaux pour ses églises dans les principales villes du monde. En quelques années, l’Église a acquis plus de 80 bâtiments dans des villes du monde entier :
Melbourne, Bruxelles, Montréal, Winnipeg, Bogota, Birmingham, Londres, Manchester, Newcastle, Sunderland, Copenhague, Berlin, Hambourg, Budapest, Tel Aviv, Milan, Pordenone, Rome, Turin, Mexico city, Mexico, Auckland, Johannesburg, Cap Town, Durban, Pretoria, Port Elisabeth, Midrand, Madrid, Malmo, Kaohsiung, Atlanta, Buffalo, Boston, Clearwater, Chicago, Dallas, Detroit, Inglewood, Kansas City, Las Vegas, Los Gatos, Minneapolis, St. Paul, Mountain View, Nashville, New York, Pasadena, Philadelphie, Portland, Sacramento, San Francisco, Santa Ana, Seattle, Stevens Creek, St Louis, Tampa, Washington DC, Valence au Venezuela, Harare et Bulawayo en Zambie.
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Les médias ont relayé l'information suivante ; “L. Ron Hubbard a dit que le meilleur moyen de devenir millionnaire est de fonder une religion.”
En 1982, une cour de Munich (Allemagne) a investigué et trouvé que L. Ron Hubbard n’avait jamais fait une telle déclaration et a également demandé à un éditeur allemand de ne pas imprimer une telle affirmation.
Les personnes qui avaient assisté à la convention de l’Association de la Science Fiction de l’Occident le 7 novembre 1948 où, d’après la rumeur, Monsieur Hubbard aurait fait ces déclarations, ont attesté qu’il n’avait pas fait une telle déclaration.
Document
Extrait du livre de George Orwell où il fait cette déclaration
Décision de la cour de Munich en 1982
Déclaration des personnes qui avaient assisté à la convention
L’Église de Scientologie, en tant que personne morale, n’a été pas condamnée en France, ni à Lyon ni à Marseille. En fait, en 1997, la Cour d’appel de Lyon a statué que la Scientologie devait bénéficier de la protection de la liberté religieuse prévue à la fois par la Constitution française et par la Convention européenne des droits de l’homme.
Dans son arrêt, la Cour a énoncé :
“Attendu [...] que dans la mesure où une religion peut se définir par la coïncidence de deux éléments, un élément objectif, une communauté, même réduite, et un élément subjectif, une foi commune, l’Église de Scientologie peut revendiquer le titre de religion et développer en toute liberté, dans le cadre des lois existantes, ses activités, y compris ses activités missionnaires, voire de prosélytisme.”
Par la suite, la Cour de cassation a indiqué que ce motif était « inopérant » et « surabondant ». En clair, il n’était pas permis à une cour de justice française de donner la définition d’une religion. Il n’en reste pas moins que la Cour d’appel a considéré, après de très longs débats, que la Scientologie était une religion. Ceci est un fait juridique incontestable.
D’ailleurs la Cour d’appel de Paris en 1980 avait jugé de façon identique dans un arrêt définitif, et le tribunal de grande instance de Nanterre également en 1994.
Dans son arrêt, la Cour d’appel de Lyon a en outre énoncé : “[ ...] il n’appartient pas au juge de distinguer la chimère du sacré et, par voie de conséquence, de porter un jugement de valeur sur la doctrine ou la croyance enseignée par l’Église de Scientologie. ”
Documents
Extrait du jugement de la cour d’appel de Lyon
Article du Parisien du 29 juillet 1997
Artile de Libération du 29 juillet 1997
Certains se plaisent à taxer l'Église de Scientologie de "lavage de cerveau". Ron Hubbard fut l’un des premiers à découvrir et à dénoncer publiquement des expériences de manipulation mentale et de lavage de cerveau réellement pratiquées par les services de renseignements militaires et gouvernementaux des États-Unis pendant et après la Deuxième Guerre mondiale.
D’une part, Ron Hubbard a dévoilé ces expériences incontestablement destructrices. D’autre part, il a découvert que la technologie qu’il avait mise au point, la Dianétique, permettait d’éliminer les effets d’une forme insidieuse d’hypnose appelée douleur-drogue-hypnose, et de libérer quelqu’un de l’emprise exercée par cette technique de manipulation mentale. Dans son livre de 1979 “Tout sur les radiations”, Ron Hubbard décrit comment annuler les effets du lavage de cerveau.
Des années après que Ron Hubbard ait découvert ces expériences psychiatriques de manipulation mentale, commanditées par le gouvernement des États-Unis, des documents rendus publics grâce à l’application de la loi sur la liberté d’accès à l’information ont confirmé l’ampleur de l’utilisation de ces techniques, et apporté des précisions à ce sujet.
La Scientologie est une démarche volontaire. Un scientologue est libre de participer aussi fréquemment qu’il le souhaite aux enseignements et aux activités. Si quelqu’un décide de ne plus faire partie de l’association, il est libre de partir. La Scientologie est une voie spirituelle. Elle nécessite la décision et le libre arbitre de celui qui l’emprunte. La Scientologie se bat contre les manipulations mentales.
Documents
Extrait du livre “Une nouvelle optique sur la vie”
Extrait du livre “Tout sur les radiations”
Article du New York times qui décrit l’existence
d’un programme de la CIA pour contrôler les esprits
L’ Association Spirituelle de l’Église de Scientologie Celebrity Centre a adressé une plainte ce jour, au rapporteur sur la liberté religieuse des Nations unies, suite à des déclarations publiques récentes faite par le Président de la MiVILUDES, Georges Fenech.
Dans cette plainte, nous avons détaillé ce que nous considérons comme une sévère violation des conventions internationales sur les droits de l’homme ratifiées par la France.
Le respect de toutes les croyances implique qu’aucun représentant du gouvernement, dans un état qui se dit laïc, n’est autorisé à juger la valeur des pratiques et des objets du culte de la religion de Scientologie, et encore moins à les dénigrer publiquement, particulièrement quelques jours avant un procès.
Le président de la Miviludes, ancien magistrat et aujourd’hui représentant officiel du gouvernement, devrait être parfaitement conscient de l’importance de la séparation des pouvoirs et d’un procès équitable, garanti par l’article 6 de la Convention européenne des Droits de l’Homme.
L’Église de Scientologie a été fondée en 1954 et célèbre son 50ème anniversaire en France, où elle compte 45000 membres. Le nombre d’églises, de missions et de groupes a augmenté de 1500% lors de ces 20 dernières années. Il y a à présent plus de 7900 Églises, Missions et groupes de Scientologie dans 164 pays.
L’Eglise de Scientologie a connu une croissance exponentielle depuis sa création en 1954 et constitue le seul mouvement religieux d’importance né au XXè siècle
La Scientologie se pratique dans le monde entier et a obtenu des centaines de reconnaissance religieuses de tribunaux et d’instances gouvernementales. La Scientologie est reconnue comme une religion dans chacun des pays suivants: l’Albanie, l’Argentine, l’Australie, le Brésil, le Costa Rica, la Croatie, la République Dominicaine, l’Équateur, la Hongrie, l’Inde, le Kazakhstan, le Kenya, le Kirghizstan, le Népal, la Nouvelle-Zélande, le Nicaragua, les Philippines, le Portugal, la Slovénie, l’Afrique du Sud, l’Espagne, le Sri Lanka, la Suède, Taïwan, la Tanzanie, les États-Unis, le Venezuela, le Zimbabwe.
Parmi les décisions marquantes les plus récentes, on trouve :
- le 5 avril 2007, une décision historique était rendue par la Cour Européenne des Droits de l’Homme, en vertu de laquelle la Scientologie constitue une communauté religieuse, établissant un principe qui engage les 47 États membres du Conseil de l’Europe,
- le 18 septembre 2007, l’Église de Scientologie du Portugal a été officiellement reconnue comme une organisation religieuse selon la loi sur l’enregistrement religieux
le 31 octobre 2007, la Cour nationale de Madrid a publié une décision historique affirmant le droit à la liberté religieuse, en reconnaissant que l’Église nationale de Scientologie d’Espagne devait être enregistrée comme une entité religieuse.
Le Ministère de la Justice a exécuté ce jugement le 13 décembre 2007.
La Scientologie s’est installée en Espagne à la fin des années 60. En 2004, l’Église a inauguré les vastes et nouveaux locaux de l’Église nationale de Scientologie d’Espagne au cœur de Madrid.
Le 3 décembre 2007, les services fiscaux d’Afrique du Sud ont accordé à l’Église de Scientologie le statut d’organisation à but non lucratif en tant qu’entité religieuse, ainsi que la pleine exonération fiscale.
Dans l’histoire, tout nouveau mouvement philosophique ou religieux a fait l’objet d’attaques violentes. Ainsi vont les idées nouvelles. Les nouveaux mouvements religieux ou philosophiques sont attaqués, rejetés, discrédités, expulsés ou emprisonnés. Pratiquement chaque nouveau mouvement a été, à ses débuts, pris à partie et qualifié de secte jetant ainsi l’opprobre sur ses membres. La Franc-Maçonnerie, elle-même, a longtemps été considérée comme une secte ; jusqu’à la fin des années 40, quand on parlait en France de “la secte”, on voulait dire les francs-maçons.
Lorsque saint Paul comparaît devant le proconsul Félix, il est accusé d’être “un chef de la secte des nazaréens…”
Lorsque le Christianisme a atteint Rome, le message du Christ fut perçu comme dangereusement révolutionnaire et cela se traduisit par des persécutions et des martyrs.
Depuis, on utilise couramment le mot secte dans le sens péjoratif pour qualifier tout nouveau mouvement dont on se méfie.
A la fin du XIXe siècle en France, lorsque la congrégation protestante l’Armée du Salut commença ses quêtes dans la rue, ses membres se retrouvèrent interdits et emprisonnés. Cent ans plus tard, ils sont intégrés dans la société et reconnus d’utilité publique.
La France a été épinglée à de nombreuses reprises pour son intolérance vis-à-vis des minorités religieuses et pour avoir publié une liste noire de 172 mouvements mis à l’index.
Le ministère de l’Intérieur dans un courrier du 10 mars 1998 prétend qu’“aucun mouvement na jamais été classé comme secte par la République.”
De son côté, Jean-Pierre Raffarin, alors Premier Ministre, publiait le 27 mai 2005 une circulaire recommandant d’éviter d’utiliser la fameuse liste de 172 noms qu’il estimait des moins pertinentes.
Les différentes autorités judiciaires, qui ont mené une enquête sur l’Église de Scientologie, démontrent de manière concluante que la Scientologie est une religion authentique, que ses croyances et pratiques sont loyales.
“Aucun groupement n’a donc jamais été classé comme « secte » par la République, qui aux termes de l’article 2 de la loi du 9 décembre 1905 concernant la séparation des Eglises et de l’Etat, ne reconnaît aucun culte, et ne peut par conséquent porter aucun jugement sur le contenu de telle ou telle croyance.”
Circulaire du 27 mai 2005 du Premier Ministre :
“Enfin, un certain nombre d’instructions ministérielles données par vos prédécesseurs doivent être actualisées en fonction des orientations définies par la présente circulaire. Je vous demande de procéder à cet examen en lien avec la MIVILUDES. En tout état de cause, les références aux organismes comme l’Observatoire des sectes ou la Mission interministérielle de lutte contre les sectes (MILS) devront être remplacées par des références au décret instituant la MIVILUDES, et le recours à des listes de groupements sera évité au profit de l’utilisation de faisceaux de critères. Je vous demande de procéder à cette mise à jour au plus tard pour le 31 décembre 2005.”
Jugement du 28 octobre 1994 du Tribunal de grande instance de Nanterre (France) :
“L’article 2 des statuts de l’Eglise de Scientologie indique que son objet est l’“exercice du culte de la religion de Scientologie, discipline religieuse, qui a pour Foi la Nature Spirituelle de l’Etre par la prise de conscience de son aptitude à Etre et à Connaître, et dont la pratique s’accomplit par les degrés d’apprentissages de la connaissance selon les enseignements de la philosophie religieuse de Dianétique et de Scientologie...”
Son objet est donc bien une discipline religieuse, dans la mesure où ses membres sont unis par un système de croyance et de pratiques relatives à des choses sacrées. Au demeurant, ce caractère religieux lui a été reconnu à diverses reprises dans des décisions judiciaires rendues dans divers pays.”
Le tribunal de grande instance de Nanterre - le 28 octobre 1994.
Vous pouvez trouver de nombreuses reconnaissances religieuses en Europe et dans le monde dans la brochure “La Scientologie : Reconnaissances religieuses en Europe et dans le monde”, et la carte “La Scientologie dans le monde” qui sont téléchargeables sur les sites www.scientologie-europe.fr ou www.scientologie-reconnaissance.fr
Documents
Lettre du Ministère de l’Intérieur du 10 mars 1988
Extrait de la décision de Nanterre du 28 octobre 1994
Les ex-membres des nouveaux mouvements religieux sont les interlocuteurs privilégiés des associations dites “ anti-sectes.” Leurs témoignages sont peu crédibles et généralement mis en doute par les experts (sociologues, historiens des religions, etc ...) qui abordent l’étude des nouveaux mouvements religieux de façon scientifique et non émotionnelle.
Les informateurs qui sont de simples contacts et qui n’ont aucun motif personnel de parler doivent être privilégiés par rapport à ceux qui cherchent à utiliser l’enquêteur à leurs propres fins. Le mécontent et l’apostat sont des informateurs dont les témoignages doivent être utilisés avec circonspection. L’apostat a généralement besoin de se justifier. Il cherche à reconstruire son passé, à excuser ses récentes affiliations et à blâmer ceux qui étaient autrefois ses compagnons les plus proches. Il n’est pas rare que l’apostat apprenne à débiter un récit d’atrocités pour expliquer comment, par manipulation, par ruse, par coercition ou par duperie, il a été forcé à se joindre ou à rester dans une organisation qu’il désavoue et condamne maintenant. Les apostats, mis en valeur par la presse, ont parfois cherché à tirer profit des récits de leurs expériences en vendant leurs histoires aux journaux ou en les publiant sous forme de livres (parfois écrits par un « nègre »). [Bryan Wilson, The Social Dimensions of Sectarianism (Les dimensions sociales du phénomène sectaire), Oxford : Clarendon Press, 1990, p. 19.]
L’histoire de Roger Gonnet illustre très bien cette situation. Ancien responsable de l’Eglise de Scientologie de Lyon, il a été expulsé de l’Eglise il y a 26 ans car il ne respectait ni son code d’éthique ni ses règles d’administration.
Il écrit dans son livre qu’il refusait de diffuser les Ecritures authentiques du fondateur de l’Eglise. Il réécrivait à sa façon les documents originaux qui lui étaient fournis par l’Eglise de Scientologie Internationale et fonctionnait selon ses propres méthodes, qu’il qualifie de “méthodes pas nécessairement orthodoxes”.
Roger Gonnet ne souhaitait pas non plus rendre des comptes sur sa façon de gérer les donations faites à l’Eglise de Scientologie de Lyon. Lorsque les responsables de l’Eglise Internationale se sont intéressés à la gestion des comptes, Roger Gonnet décrit comment il a refusé de répondre à toute question, raccrochant le téléphone ou n’ouvrant pas le courrier.
Du fait qu’il n’en est plus membre depuis 26 ans, sa connaissance de l’évolution de notre Eglise au cours des dernières décennies est fortement sujette à caution. Le témoignage obsolète et partisan de Roger Gonnet est entaché, de façon bien compréhensible, de l‘amertume d’un ex-membre rejeté par ses pairs pour inconduite.
Rappelons que M. Gonnet a été condamné 3 fois par la Justice française, suite à des procédures liées à ses activités anti-scientologues (9 et 29 octobre 2002 et 25 février 2004).
Documents
Expertise du Professeur Bryan Ronald Wilson, Apostates
and New Religious Movements, 3 décembre 1994
Témoignage d’un détracteur de la Scientologie
Dans le procès qui s’ouvre le 25 mai, le Ministère public avait requis un non-lieu en date du 4 septembre 2006 pour l’ensemble des infractions visées et l’ensemble des personnes mises en examen.
Dans n’importe quelle affaire, cela ferait réfléchir et on s’interrogerait sur le fondement d’accusations sans précédent formulées contre une Eglise reconnue dans le monde entier.
Selon Danièle Gounord, porte-parole de l’Eglise en France : « Le déferlement médiatique auquel nous assistons (publication d’un livre écrit par un ex-scientologue, articles de presse, reportages télévisés …) ne doit rien au hasard. Il s’agit d’une campagne soigneusement orchestrée, car la " " " " veulent faire pression sur la juridiction de jugement. Leur seule chance est d’organiser un lynchage médiatique en espérant que cela influencera les magistrats. »
Ainsi, par le plus grand des « hasards », M. FENECH va publier le rapport de la MIVILUDES à quelques jours du procès !
Le même hasard a voulu qu’un ancien scientologue connu pour sa proximité avec l’UNADFI et la MIVILUDES, publie un pamphlet anti scientologue juste avant l’audience.
On ne peut que constater que chaque procès qui touche à la Scientologie est systématiquement précédé par un lynchage médiatique en règle.
De tels procédés montrent que les parties civiles craignent de perdre dans l’enceinte judiciaire, et c’est pourquoi elles utilisent la manipulation et l’arme médiatique.
Ce que demandent les scientologues, c’est le droit à un procès équitable et le fait d’être jugés dans des conditions sereines.
La religion de Scientologie a été fondée en 1954 aux États-Unis et célèbre son 50ème anniversaire en France. Elle compte plus de 12 millions de fidèles. Le caractère religieux de la Scientologie est reconnu par des centaines de décisions administratives ou pénales à travers le monde et dans de nombreux pays européens.
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Sous couvert d'accuser l'Eglise de Scientologie Celebrity Centre de Paris d'"escroquerie en bande organisée" et d'"exercice illégal de la pharmacie", les détracteurs à l'origine de cela n'ont lancé cette "opération" que dans le but de faire un peu de bruit dans les médias. Une simple attaque à la liberté de penser et de religion, une fois de plus.
Cette citation est totalement prise hors contexte ; elle provient d’un essai général sur les finances (série sur les finances numéro 11, du 09 mars 1972, page 5) ; le chapitre d’où le texte est repris s’intitule “la règle de base des finances” et s’applique à toute entreprise, organisation, société, pays ou même à une personne.
La plus haute motivation est : “devoir”.
La plus basse motivation est : “argent”.
Ainsi on ne peut pas ramener le sujet de la Scientologie à faire plus d’argent alors que ce but est considéré comme le moins important. L’argent est considéré comme un moyen destiné à réaliser des objectifs qui, en Scientologie, n’ont aucun rapport avec l’argent mais avec la condition humaine.
Ainsi, écrire “Cette âpreté du gain fait partie intégrante de la sagesse scientologue” ne peut que donner une image pervertie de l’Eglise.
Documents
Echelle des motivations dans Scientologie 0-8
Echelles comparatives des pages traitant des finances
1. Autorisation du 14 janvier 1965 à célébrer les mariages, District de Columbia (Etats-Unis) 2. Arrêt du 5 février 1969 de la Cour d’Appel du District de Columbia (Etats-Unis) 3. Autorisation du 5 octobre 1971 à célébrer les mariages, Colombie Britannique (Canada) 4. Certificat de mariage du 12 septembre 1972, Comté de King (Washington, Etats-Unis)
5. Proposition d’ordonnance de non-lieu du 21 septembre 1972 (Indianapolis, Etats-Unis)
6. Décision du 13 octobre 1972 du Comté de Dade (Floride, Etats-Unis)
9. Décision du 16 février 1973 du Procureur Général d’Australie (Canberra, Australie)
10. Autorisation du 3 octobre 1973 à célébrer les mariages, Nouvelle Ecosse (Canada)
11. Autorisation du 15 octobre 1973 à célébrer les mariages, Comté de Clark (Nevada, Etats-Unis)
12. Décision du 10 mai 1974 du Service des Impôts de Portland (Oregon, Etats-Unis)
17. Décision du 9 janvier 1975 du Département d’Etat (Washington, Etats-Unis)
18. Exonération fiscale du 3 février 1975 du Service des Impôts (Perth, Australie)
19. Autorisation du 25 février 1975 à célébrer les mariages, Colombie Britannique (Canada)
21. Décision du 28 novembre 1975 du Ministère du Travail (Washington, D.C, Etats-Unis)
22. Autorisation du 30 septembre 1976 à célébrer les mariages, Nouvelles Galles du Sud (Australie)
23. Jugement du 8 décembre 1976 du Tribunal de Grande Instance de Stuttgart (Allemagne)
25. Autorisation du 27 juillet 1977 à célébrer les mariages, Perth (Australie)
26. Déclaration du 29 août 1977 de l’Ambassade des Etats-Unis à Paris (France)
27. Exonération fiscale du 1er novembre 1978 du Bureau des Impôts (Canberra, Australie)
28. Décision de classement du 12 mars 1981 du Procureur près le Tribunal régional d’Ulm (Allemagne)
29. Arrêt du 27 octobre 1983 de la Haute Cour d’Australie part 1 / part 2 / part 3 / part 4
30. Jugement du 30 avril 1985 du Tribunal de Grande Instance de Stuttgart (Allemagne)
31. Jugement du 16 juillet 1985 du Tribunal de l’Oregon, Comté de Multnomah (Etats-Unis)
35. Jugement du 12 octobre 1988 du Tribunal Administratif de Berlin (Allemagne)
37. Décision du 24 mai 1989 de l’Office Fédéral de l’Armée (Berne, Suisse)
38. Jugement du 7 juin 1989 du Tribunal régional de Francfort (Allemagne)
40. Jugement du 4 septembre 1990 du Tribunal Administratif de Francfort (Allemagne)
41. Jugement du 19 septembre 1990 du Tribunal de Grande Instance de Hanovre (Allemagne)
42. Jugement du 20 septembre 1990 de la Tribunal des Impôts de Turin (Italie)
43. Reconnaissance religieuse du 17 octobre 1990 du Service de l’Etat Civil d’Alberta (Canada)
44. Jugement du 24 janvier 1991 du Tribunal des Impôts de Côme (Italie)
45. Jugement du 11 mars 1991 du Tribunal des Impôts de Brescia (Italie)
46. Jugement du 23 mars 1991 du Tribunal des Impôts de Novare (Italie)
47. Jugement du 19 avril 1991 du Tribunal des Impôts de Lecco (Italie)
48. Décision du 17 juillet 1991 du Tribunal de Budapest (Hongrie)
49. Jugement du 25 février 1992 du Tribunal des Impôts de Monza (Italie)
50. Jugement du 4 juin 1992 du Tribunal des Impôts de Vérone (Italie)
51. Jugement du 26 octobre 1992 du Tribunal des Impôts de Brescia (Italie)
52. Jugement du 24 février 1993 du Tribunal régional de Francfort (Allemagne)
54. Jugement du 18 mai 1993 du Tribunal des Impôts de Monza (Italie)
55. Reconnaissance religieuse du 1er octobre 1993 de l’IRS (Internal Revenue Service) (Etats-Unis)
56. Décision du 4 novembre 1993 du Tribunal des Impôts de Rome (Italie)
57. Jugement du 24 février 1994 du Tribunal des Impôts de Nuoro (Italie)
59. Jugement du 6 septembre 1994 du Tribunal de Première Instance de Zurich (Suisse)
60. Jugement du 28 octobre 1994 du Tribunal de Grande Instance de Nanterre (France)
61. Arrêt du 27 janvier 1995 de la Cour d’Appel Fiscale de Rome (Italie)
62. Ordonnance de non-lieu du 30 mars 1995 du Juge d’Instruction du Tribunal de Rome (Italie)
64. Arrêt du 3 juillet 1995 de la Cour d’Appel de Rome (Italie)
65. Jugement du 1er août 1995 du Conseil Administratif Indépendant de Vienne (Autriche)
66. Arrêt du 1er décembre 1995 de la Cour d’Appel Fiscale de Como (Italie)
67. Exonération fiscale du 14 décembre 1995 du Tribunal des Impôts de Rome (Italie)
68. Jugement du 6 février 1996 du Tribunal de Grande Instance de Fribourg-en-Brisgau (Allemagne)
69. Arrêt du 1er mars 1996 de la Cour d’Appel Fiscale de Bergame (Italie)
70. Décision du 22 mars 1996 du Tribunal Administratif de Paris (France)
71. Déclaration du 25 mars 1996 du Secrétaire d’Etat à la Santé Publique (Pays-Bas)
72. Jugement du 29 mars 1996 du Tribunal Correctionnel de Turin (Italie)
73. Déclaration du 9 octobre 1996 de la Royal Navy, Ministère de la Défense (Royaume-Uni)
74. Ordonnance de non-lieu du 29 octobre 1996 du Tribunal de Ravenne (Italie)
75. Jugement du 19 novembre 1996 du Tribunal des Impôts de Turin (Italie)
78. Jugement du 27 mai 1997 du Tribunal des Impôts de Milan (Italie)
79. Jugement du 20 juin 1997 du Tribunal des Impôts de Rome (Italie)
80. Arrêt du 6 novembre 1997 de la Cour Fédérale Administrative de Stuttgart (Allemagne)
81. Jugement du 8 juillet 1998 du Tribunal des Impôts de Novare (Italie)
82. Jugement du 18 novembre 1998 du Tribunal des Impôts de Pordenone (Italie)
83. Jugement du 25 janvier 1999 du Tribunal des Impôts de Milan (Italie)
84. Jugement du 6 mai 1999 du Tribunal des Impôts de Pordenone (Italie)
85. Arrêt du 5 juillet 1999 de la Cour d’Appel de Brescia (Italie)
86. Jugement du 17 décembre 1999 du Tribunal des Impôts de Ravenne (Italie)
90. Décision du 15 juin 2000 du Bureau des Impôts (Adélaïde, Australie)
91. Exonération fiscale du 12 octobre 2000 du Service des Impôts de Redhill (Surrey, Royaume-Uni)
94. Décision du 22 juin 2001 du Département des Impôts du Royaume-Uni
95. Exonération fiscale du 25 juillet 2001 du Département des Impôts de l’Ohio (Etats-Unis)
96. Jugement du 11 janvier 2002 de la 3ème Chambre des Impôts du Tribunal d’Amsterdam (Pays-Bas)
97. Exonération fiscale du 30 juin 2002 du Département des Impôts du Nevada (Etats-Unis)
La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris a validé vendredi une ordonnance de non-lieu rendue en faveur de membres de l’Eglise de Scientologie mis en examen pour “escroquerie” et “exercice illégal de la médecine”, déclarant irrecevable l’appel interjeté par une association de victimes, l’UNADFI, a-t-on appris de sources judiciaires.
L’avocat de l’UNADFI, Me Olivier Morice, joint par l’Associated Press, attendait de joindre son client avant de décider d’un pourvoi en cassation.
Cette information judiciaire avait été ouverte 1989 à la suite de la plainte déposée par un étudiant, décédé depuis, Juan Esteban Cordero. Ce dernier accusait l’Eglise de Scientologie de “conditionnement mental progressif”, l’ayant contraint à débourser 171.879 dollars et 47.391 FF. D’autres plaignants l’avaient suivi dans cette démarche.
La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris était saisie par l’UNADFI. Cette dernière avait fait appel de l’ordonnance de non-lieu rendue en octobre 2007 par le juge Jean-Christophe Hullin qui estimait qu’il n’y avait pas de charges suffisantes contre les prévenus.
Dans son réquisitoire au fin de non-lieu, le parquet avait considéré qu’il ne résultait pas de charges suffisantes en matière d’escroquerie à l’encontre des responsables de l’Eglise de Scientologie qui n’avaient pas été en relation avec les plaignants.
A l’égard des personnes mises en examen ayant été en relation avec le plaignants, le parquet considérait également que l’enquête n’avait pas mis en évidence “qu’elles aient frauduleusement opéré des manœuvres ou extorqué des fonds dans la mesure où elles-mêmes apparaissent avoir été convaincues de l’efficacité des prestations proposées et animées d’une foi authentique dans leur démarche”.
Le parquet avait toutefois relevé que “l’incitation à faire du sauna, prendre des vitamines et courir pour se "purifier’” constitue l’infraction d’”exercice illégal de la médecine”. Au total, 21 membres de l’Eglise de Scientologie seront mis en examen dans cette procédure qui a connu de nombreuses péripéties.
En effet, en 1998, à la demande d’une partie civile qui demandait la clôture de l’information judiciaire, le juge saisi de ce dossier, Marie-Paule Moracchini, s’apercevait de la disparition d’un tome et demi du dossier. Aucun double du dossier, pourtant obligatoire, n’ayant été fait, la magistrate ne se souvenait pas quelles pièces étaient manquantes.
Au bout de quelques mois, la juge avait été dessaisie du dossier. L’information judiciaire ouverte à la suite de cette disparition s’est soldée par un non-lieu, “aucun des témoignages recueillis au cours de l’enquête ” n’ayant permis de privilégier l’hypothèse d’une soustraction frauduleuse de ces pièces sur celle non moins plausible de leur probable égarement”, avait-il été conclu à l’époque.
AP
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Jörg Schönbohm, Ministre de l’intérieur de l’État du Brandebourg et actuel président de la commission des ministres de l’intérieur, vient de déclarer (dépêche AFP du 15 nov. 2008) : « Nous vivons dans un système de libertés démocratiques dans lequel la liberté d’opinion constitue un point important ».
L’office de protection de la Constitution (service allemand de la sécurité intérieure) observe l’Eglise de Scientologie depuis 1997 et n’a jamais rien trouvé qui justifie des mesures répressives. Fin septembre, ce service a remis un rapport de 46 pages aux ministres de l’intérieur. Les protecteurs de la constitution évoquent une « image de la situation pleine de lacunes » véhiculée par les anti-scientologues et mettent en garde contre une « perte de réputation pour les organismes gouvernementaux concernés » si une procédure était engagée contre la Scientologie.
D’après leur enquête, ni les statuts ni les autres prises de position de la Scientologie « ne permettent de conclure que l’association poursuit des buts répréhensibles ».
Le rapport de la conférence des ministres semble vouloir montrer que l’Allemagne s’aligne avec la politique de l’Union Européenne qui a justement fait de la lutte contre toutes les formes de discrimination l’une de ses principales priorités (voir notamment la directive relative à la mise en œuvre de l’égalité de traitement entre les personnes sans distinction de religion ou de convictions, de handicap, d’âge ou d’orientation sexuelle).
L’Eglise de Scientologie est un mouvement religieux international qui compte plus de 7 700 églises, missions et groupes dans 160 pays. L’Eglise et ses membres se dévouent pour soutenir les nombreux programmes humanitaires de Scientologie – des programmes consacrés aux problèmes les plus graves de notre société " " " " " .
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